Chirurgie esthétique

Augmentation mammaire : comment choisir la taille de ses prothèses ?

Publié le 21 juillet 2026 · 5 min de lecture

Consultation d'augmentation mammaire à la Clinique Churchill, Uccle Bruxelles

La taille des prothèses ne se choisit pas en bonnet, mais en volume, exprimé en centimètres cubes, et en profil. Trois données de votre anatomie fixent d'abord une fourchette de volumes réellement compatibles avec votre thorax : la largeur de la base de vos seins, l'élasticité de votre peau et la quantité de glande déjà présente. C'est seulement à l'intérieur de cette fourchette que votre préférence personnelle tranche, lors d'essayages en consultation. Autrement dit : votre morphologie décide de ce qui est possible, vous décidez de ce qui vous ressemble.

Bonnet ou centimètres cubes : parler le même langage

Un bonnet n'est pas une unité de mesure fiable : il varie d'une marque de lingerie à l'autre et dépend autant du tour de dos que du volume mammaire. Deux patientes portant le même bonnet peuvent avoir des poitrines très différentes. Les implants, eux, sont fabriqués en volumes précis, généralement par paliers de 10 à 30 cm³. En consultation, votre chirurgien raisonne donc en volume et en projection, pas en lettre. La conversion existe, on considère souvent qu'il faut de l'ordre de 130 à 150 cm³ pour gagner l'équivalent d'un bonnet, mais elle reste indicative et dépend entièrement de votre morphologie de départ.

Les trois mesures qui fixent votre fourchette

La largeur de la base mammaire

C'est le critère le plus contraignant, et le moins connu des patientes. Chaque implant a un diamètre. S'il dépasse la largeur naturelle de votre sein, il déborde vers l'aisselle ou vers le sternum, se voit sous la peau et donne un rendu artificiel. La mesure de la base mammaire, prise au centimètre lors de l'examen clinique, exclut donc d'emblée les volumes trop importants pour votre thorax.

L'épaisseur et l'élasticité de la peau

Une peau fine, peu recouverte de glande, laisse davantage percevoir les bords de l'implant : le chirurgien privilégiera alors un volume mesuré et, souvent, un positionnement partiellement derrière le muscle. À l'inverse, une peau tonique et une glande bien présente autorisent une amplitude plus large. L'élasticité conditionne aussi la tenue du résultat dans le temps : un volume trop lourd pour une peau distendue accélère le relâchement.

La hauteur du buste et la position du sillon

La distance entre le mamelon et le sillon sous-mammaire détermine la place disponible pour loger l'implant sans faire descendre artificiellement le sein. Sur un buste court, un volume trop généreux remonte le regard vers le décolleté et déséquilibre la silhouette. Ces repères sont mesurés et notés dans votre dossier avant toute proposition de volume.

Le profil : à volume égal, deux rendus très différents

À volume identique, un implant peut être large et peu projeté, ou étroit et très projeté. C'est ce qu'on appelle le profil, modéré, haut ou extra-haut. Un profil modéré élargit le sein et remplit surtout le bas; un profil haut donne davantage de galbe et de projection vers l'avant. Le choix se fait en fonction de ce que vous recherchez : combler un décolleté qui s'est vidé après une grossesse ne demande pas le même implant que corriger un développement insuffisant de la glande. À la Clinique Churchill, nous posons des implants Motiva® et Mentor®, disponibles dans plusieurs profils pour un même volume.

Comment se déroulent les essayages

Après les mesures, votre chirurgien vous propose deux à trois volumes situés dans votre fourchette. Vous les essayez en consultation, glissés dans un soutien-gorge d'essayage, avec un vêtement ajusté par-dessus : c'est le moment le plus utile de la consultation, car il traduit des chiffres abstraits en image concrète. Nous vous conseillons de venir avec un haut près du corps que vous portez souvent, pas avec une photo de la poitrine de quelqu'un d'autre, dont le thorax n'est pas le vôtre.

  • Venez avec un haut ajusté, pas avec une photo de référence
  • Essayez le volume qui vous semble « juste » et celui juste au-dessus
  • Regardez-vous de profil, pas seulement de face
  • Prenez le temps : le délai de réflexion légal existe pour cela
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Ce que le volume ne corrige pas

Un implant remplit, il ne remonte pas. Si la poitrine est descendue et que l'aréole se situe sous le sillon, augmenter le volume accentue le relâchement au lieu de le corriger : c'est un lifting des seins qui est indiqué, seul ou associé à un implant. À l'inverse, si vous souhaitez un gain de volume modéré et un résultat sans corps étranger, le lipofilling mammaire, une greffe de votre propre graisse, peut être discuté. Ces trois options sont abordées en consultation, y compris quand vous êtes venue en pensant à une seule d'entre elles.

Et le budget dans tout cela ?

À la Clinique Churchill, l'augmentation mammaire fait l'objet d'un devis personnalisé, après une consultation préalable. Le devis définitif, remis par écrit après l'examen clinique, dépend des implants retenus. Le suivi post-opératoire de trois mois est compris. Le volume choisi ne fait pas varier le prix de l'implant lui-même : ne laissez donc jamais le budget guider la taille.

À retenir
  • On choisit un volume en cm³ et un profil, jamais un bonnet
  • Largeur de la base mammaire, peau et hauteur du buste fixent la fourchette possible
  • Les essayages en consultation transforment les chiffres en image concrète
  • Un implant ajoute du volume mais ne remonte pas une poitrine relâchée

Cet article ne remplace pas une consultation médicale.

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